La Femme sauvage d'après Clarissa Pinkola Estes

Dernière mise à jour : 28 mai

"Au sein de chaque femme, il y a une créature sauvage et naturelle, une force puissante, remplie de bons instincts, d'une créativité passionnée et d'un savoir sans âge." Clarissa Pinkola Estes


"Femmes qui courent avec les loups" de Clarissa Pinkola Estés a été publié en 1992. Ce livre unique et exceptionnel, devenu un best seller dans le monde entier, m'accompagne depuis plus de 10 ans et je vais m'y ressourcer fréquemment ! Clarissa Pinkola Estés fait partie de mes inspiratrices. Le concept de "Femme sauvage" d'après Clarissa Pinkola Estès peut être associée à l'"Enchanteresse" de Miranda Gray (à découvrir dans son ouvrage Lune rouge), à la période pré-menstruelle, une phase qui peut être délicate à vivre pour de nombreuses femmes et mal acceptée par la société et pourtant qui a tant à nous apprendre.


"Toute femme comprend intuitivement les mots "femme et sauvage". Quand les femmes entendent ces mots "femme et sauvage", un vieux, très vieux souvenir s’éveille, la mémoire de leur parenté absolue, indiscutable, et irrévocable avec la féminité sauvage. Ainsi, même si nous avons oublié les noms de la femme sauvage, même si nous faisons la sourde oreille quand elle prononce le nôtre, dans la moelle de nos os, nous la connaissons, nous la désirons. Elle nous appartient, nous lui appartenons. Et nous le savons. C’est dans cette relation fondamentale, primitive, essentielle que nous sommes nées, c’est d’elle que, dans notre essence, nous dérivons." Clarissa Pinkola Estés Conte audio (extrait du livre) lu par Nina Drecq "Peau de phoque, peau d'âme"


"Les larmes sont une rivière qui conduit quelque part. Elles entourent de leur flot le bateau qui emporte la vie de notre âme, viennent le soulever et l'entrainer hors des rochers, hors du terrain sec, vers un lieu nouveau, un endroit meilleur. Il y a des océans de larmes que les femmes n'ont jamais versées, car on les a habituées à emporter dans la tombe les secrets de leurs parents, les secrets des hommes, les secrets de la société et les leurs propres. Pourtant, en vérité, mieux vaut qu'elles pleurent, pour leur âme sauvage." CPE


"La nature de Vie/Mort/Vie est un cycle d'animation, de développement, de déclin, de mort, toujours suivi de réanimation. Il affecte la vie physique et la vie psychique sous tous ses aspects. Tout - le soleil, les novas, la lune, comme les affaires des hommes et des créatures les plus minuscules, tels les cellules et les atomes - y est soumis. Au contraire des humains, les loups ne sont pas surpris par les hauts et les bas de l'existence, de l'énergie, de la nourriture, des opportunités, pas plus qu'ils ne les considèrent comme des punitions. La nature instinctuelle a une capacité miraculeuse : elle passe à

travers le positif et le négatif sans pour autant altérer la relation à soi et aux autres.

Les loups font face aux cycles de Vie/Mort/Vie de la nature et du destin avec grâce, intelligence et avec le désir durable de rester unis, de vivre bien et longtemps. Pour que les humains puissent aussi se comporter de cette manière, la plus sage, celle qui préserve au mieux, il leur faut se prêter à ce que chacun craint le plus. Il faut dormir avec Dame Mort, ici nommée dans ce livre : la Femme Squelette. Elle n'est pas un mal, mais une déité." CPEstes "J'espère que vous allez laisser les histoires, c'est à dire la vie, vous arriver, que vous allez travailler avec ces histoires issues de votre existence -la votre, pas celle de quelqu'un d'autre- les arroser de votre sang et de vos larmes et de votre rire, jusqu'à ce qu'elles fleurissent et que vous fleurissiez pleinement à votre tour. C'est là la tâche, l'unique tâche." CPEstes

"En réaffirmant leur relation avec la nature sauvage, les femmes reçoivent le don d’une observatrice intérieure permanente, une personne sage, visionnaire, intuitive, un oracle, une inspiratrice, quelqu’un qui écoute, crée, réalise, invente, guide, suggère, qui insuffle, une vie vibrante au monde intérieur et au monde extérieur. Quand les femmes sont dans la proximité de cette nature, il émane d’elles une lumière. Ce professeur sauvage, cette mère sauvage, ce mentor sauvage soutient envers et contre tout leur vie intérieure et extérieure." CPEstes "Poser des questions, raconter des histoires, travailler de ses mains : tout cela participe de la création de quelque chose et ce quelque chose, c'est l'âme. A chaque fois que nous nourrissons l'âme, il est sûr qu'elle va croître." CPEstes


"Pour une femme, il est de la plus grande importance de mettre sa vie et son esprit à l'écart de l'uniformisation de la pensée collective et de développer les talents qui lui sont propres, car ainsi elle va éviter que son âme et sa psyché ne glissent vers la servitude. Une culture qui promeut un authentique développement de l'individu n'aura jamais en son sein une classe d'esclaves, de quelques groupe ou de quelque sexe que ce soit." CPEstes


« Si l’on veut créer, il faut sacrifier tout ce qui est superficiel, une partie de sa sécurité et souvent le désir de plaire, afin de faire émerger l’intuition la plus aigüe, les visions les plus profondes. » Clarissa Pinkola Estes


"Les portes pour notre soi sauvage sont en petit nombre mais précieuses. Si vous avez une cicatrice profonde, c'est une porte, si vous avez une vieille, vieille histoire, c'est une porte. Si vous aimez le ciel et l'eau si profondément que c'est en presqu'intolérable, c'est une porte. Si vous vous languissez pour une vie profonde, une vie bien remplie, une vie saine c'est une porte." CPEstes "Cette solitude intentionnelle que la femme installe dans sa vie, lui permet de contacter un état de communion totale avec elle-même. Le mot "alone" en anglais veut dire initialement "all one", c'est à dire totalement Une. Ainsi reliée avec son espace sacré, elle peut aller dans le monde de l'âme et aussi appeler l'âme vers le monde... " CP Estés

Présentation du livre par l'éditeur : Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d'un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette « Femme sauvage », afin de la faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, auteur également du Jardinier de l'éden, Clarissa Pinkola Estés nous propose de retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de générosité, vibrante, donneuse de vie. A travers des « fouilles psycho-archéologiques » des ruines de l'inconscient féminin, en faisant appel aux traditions et aux représentations les plus diverses, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la petite marchande d'allumettes, elle ouvre la route et démontre qu'il ne tient qu'à chacune de retrouver en elle la "Femme sauvage".


Sommaire du livre :

Hurler avec les loups : résurrection de la femme sauvage - La Loba, la louve

Traquer l’intrus : un début d'initiation - Barbe-Bleue

Découvrir les faits au flair : le rétablissement de l'intuition en tant qu'initiation -Vasilissa Le compagnon : l'union avec l'autre - Manawee

La chasse : quand le cœur est un chasseur solitaire - La femme squelette

Découvrir sa vraie bande : les bienfaits de l'appartenance - Le vilain petit canard Le corps joyeux, la chair sauvage - La Mariposa, la femme papillon L'instinct de conservation : identifier les pièges, cages et appâts empoisonnés - Les souliers rouges

Rentrer chez soi : retour à soi-même - Peau de phoque, peau d’âme L’eau claire : nourrir la vie créatrice - La Llorona

La chaleur : retrouver une sexualité sacrée

marquer le territoire : les limites de la rage et du pardon - L’ours au croissant de lune

Cicatrices de guerre : faire partie du clan des cicatrices - La femme aux cheveux d’or

La Selva subterranea : initiation dans la forêt souterraine - La jeune fille sans main

Le cil du loup "Si l’on devait cesser de faire des rêves audacieux Alors les actes audacieux cesseraient aussi sur Terre. Les rêves fous sont le carburant qui alimente le moteur de l’Agir. Les rêves fous sont la fusée d’or qui propulse la force vitale de l’Etre. Ce qui ne peut se rêver ne peut se réaliser. Insurgez-vous ! N’anticipez pas, Mais semez en tous lieux Les rêves les plus beaux Les rêves les plus fous Jaillis de l’âme comme un cri." Clarissa Pinkola Estes



Clarissa Pinkola-Estés est psychanalyste, docteur en ethnologie et en psychologie. Elle a dirigé le centre Carl-Gustav Jung à Denver. Son premier livre, Femmes qui courent avec les loups (Grasset, 1996), est une référence dans le monde entier.






Extrait "Le cil du loup :


...Mais la question la plus importante

pour voir à l'intérieur, pour voir derrière,

pour estimer la valeur de tout ce qui vit,

....où est l'âme ? où est l'âme ?


Va dans les bois, va

Si tu ne va pas dans les bois, jamais rien n'arrivera

jamais ta vie ne commencera.


Va dans les bois, va

Va dans les bois, va

Va dans les bois, va" Voici quelques extraits du voyage intérieur que nous invite à faire Clarissa Pinkola Estés !


PS : je n'ai pas retrouvé l'artiste qui a fait la magnifique illustration de la femme couchée, si vous la ou le reconnaissez, je vous serais reconnaissante de m'envoyer un message...


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